Pendant que la Croisette vibrait au rythme des projections, des montées des marches et des soirées du Festival de Cannes 2026, un autre rendez-vous important du cinéma contemporain s’est également tenu à Cannes : la remise du Prix Ecoprod 2026.
Organisée le 15 mai dernier à bord du voilier Blue Panda, amarré quai Saint-Pierre, cette nouvelle édition du Prix Ecoprod a récompensé plusieurs productions engagées dans une démarche d’éco-production ambitieuse et responsable.
Créé par Ecoprod en partenariat avec WWF France, ce prix met en lumière des films capables de repenser les méthodes de production du cinéma moderne : limitation de l’empreinte carbone, gestion des déplacements, optimisation énergétique ou encore réduction des déchets sur les tournages.
Deux films récompensés en 2026
Le jury du Prix Ecoprod 2026 a décerné le prix principal au film Soudain du réalisateur japonais Ryūsuke Hamaguchi.
Présenté durant le festival, le long-métrage a été salué pour la cohérence globale de sa démarche environnementale et l’implication des équipes de production autour des enjeux écologiques liés au tournage.
Le jury a également attribué une mention spéciale au film Notre Salut de Emmanuel Marre, distingué lui aussi pour son engagement concret en faveur d’une production plus durable.
PRIX ECOPROD
Mention Spéciale
Un jury engagé autour de l’éco-production
Présidé par Aure Atika, le jury réunissait cette année plusieurs personnalités du cinéma, de l’image et de l’engagement environnemental : Vincent Munier, Philip Boeffard (producteur et co-fondateur de Nord-Ouest Films), Mamadou Dembele (fondateur du média digital positif Impact Story), Gwladys Bouillon-Pacheco (co-présidente de l’association ACCEPTE et coordinatrice d’éco-production), Clémentine Buren (productrice), Jean-Philippe Lefevre (Directeur de l’engagement WWF France) ainsi que Muriel Signouret (directrice RSE du Groupe SNCF).
Réuni durant le Festival de Cannes 2026, le jury a récompensé deux longs-métrages qui se sont distingués par l’ambition et la cohérence de leur démarche d’éco-production.
Lors de cette édition, Aure Atika a également partagé une vision particulièrement forte de l’évolution du cinéma face aux enjeux environnementaux :
« Ce qui m’a frappée dans les films les plus engagés écologiquement, c’est qu’on sent aussi une autre qualité humaine sur le plateau. Comme si la conscience écologique réveillait aussi le sens du collectif. »
Elle poursuit :
« L’éco-production, c’est repenser une manière de fabriquer du cinéma sans perdre le désir, la liberté ni l’ambition artistique. »
Une déclaration qui résume parfaitement l’esprit du Prix Ecoprod, devenu au fil des années un rendez-vous incontournable du Festival de Cannes pour valoriser un cinéma plus responsable, mais toujours porté par la création et l’ambition artistique.


